Le bon temps…

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître…

Dans les années 80, lorsque je me suis orientée vers la com’, c’était l’âge d’or de la pub.

Séguéla était déjà bronzé, Beigbeder sous coke et Ardisson… inventait le spot de 30 secondes.

Tous les pubeux passaient leurs nuits en boîtes et arrivaient à 11h en agence.

Il y avait de bons côtés à cette situation. Les films publicitaires étaient de vrais films. De vraies belles choses ont été produites. Parfois, et même souvent, la créativité primait sur le produit lui-même. Je me souviens de nombre de pubs qu’on retenait… sans savoir à qui les attribuer. Mais ce n’était pas grave, ce qui comptait, c’était la créativité!

Il y avait même une émission de télé dédiée à la pub, « Culture pub ».

Je ne saurais dire si c’était le bon temps ! En tout cas, c’était le temps de la créativité débridée et d’une forme d’insouciance.

Il y avait du travail et de l’argent. Ou l’inverse.

Les annonceurs trouvaient normal de dépenser beaucoup beaucoup d’argent pour faire vendre leurs produits.

Depuis, les choses ont bien changé.

Les grandes agences se sont concentrées pour former d’immenses groupes, à même de concurrencer les agences américaines, sur le sol français et à l’international.

Aujourd’hui, les annonceurs ne sont non seulement plus impressionnés par des créatifs qui se la pètent, mais les rejettent d’une certaine manière.

Tout doit être pensé à l’aune de la rentabilité.

L’idée, le concept, la création ne sont plus que des leviers au service de la vente.

Vous me direz : et alors ? La pub, la com ne sont là que pour cela ! Faire acheter, vendre, un produit, un service. Rien d’autre.

C’est vrai que dans les années 80, on ne se posait même pas la question. Comme si la com avait sa raison d’être, dans l’absolu.

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles j’ai toujours été attirée par la com institutionnelle. Je me sens plus à l’aise avec le fait de valoriser une institution, des actions d’intérêt général, des structures et des individus qui n’ont pas pour but premier la lucrativité. Mon côté « Zorro » sûrement…

Ce n’est pas que vendre du pop corn soit vulgaire, mais je n’y trouve aucun plaisir, ni aucun sens.

Une fois, j’ai travaillé pour un promoteur immobilier. J’ai détesté ! Je suppurais littéralement de devoir épouser leurs méthodes et leurs objectifs. J’en ai conclu, assez rapidement, que je ne pouvais pas travailler pour des organisations dont les valeurs étaient trop éloignées des miennes.

La tendance actuelle est à l’Ikigaï. Vous ne connaissez pas ? C’est un concept japonais, précisément de l’île d’Okinawa, dont les habitants sont célèbres pour leur longévité, leur bonne santé et leur joie de vivre.

Ikigaï signifie « la raison de se lever le matin ». C’est la jonction parfaite entre aptitudes, goûts, sens et nécessités. Croiser ce que l’on aime faire avec ce que l’on sait faire et ce pour quoi on peut être rémunéré.

Une utopie ? Non, une nécessité que l’on devrait apprendre dès le plus jeune âge pour ne pas être enfermé dans un boulot que l’on sait faire mais que l’on n’aime pas ou une ambition qui ne nous appartient pas.

Alors ? C’était mieux avant ?!

Une réponse à “Le bon temps…”

  • Encore faudrait il apprendre à nos jeunes têtes blondes à réfléchir, à acquérir un sens critique et du discernement afin qu’ils soient davantage armés pour faire leurs propres choix et pas ceux dictés par la société…. ce n’est pas encore l’une des priorités de notre système éducatif qui se concentre davantage sur le savoir descendant

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