Bonne année !

La trêve des confiseurs est passée, les foies sont fatigués, les états grippaux font rage et la météo n’est pas très sereine…

Le temps semble cependant encore un peu suspendu, les vacances venant à peine de prendre fin.

Cette période des fêtes se révèle souvent fatigante pour nombre d’entre nous : il faut gérer les relations familiales, les cadeaux, les courses, les repas festifs, le solide et le liquide abondants,…

Je parle de et pour ceux qui ont la chance et le bonheur de connaître cela : chercher des idées de cadeaux, faire les courses, manger et boire au-delà de la modération.

Et pourtant, une année nouvelle, toute neuve, s’offre à nous. Une année à croquer, partager, savourer. Une année à aimer, à chérir, à apprécier à chaque instant qui passe puisqu’il est unique.

L’une de mes amies cite son père qui disait : « Si l’on ne meurt pas jeune, on est condamné à vieillir… » C’est tellement juste ! Alors, haut les coeurs ! A chaque année, chaque instant qui passe, vous vieillissez, nous vieillissons tous et c’est aussi une excellente nouvelle !!!

Vive le fait de vieillir, de grandir, de prendre chaque année un peu de maturité, d’expérience, de s’alléger de nombreux fardeaux, d’idées reçues, d’obligations, de postures,…

Tout est possible ! Et tout est permis si on se l’accorde, se l’autorise : changer de vie, de boulot, de maison, de ville, de compagnon ou de compagne…TOUT est vraiment possible, le pire comme le meilleur.

Cette année nous réserve son lot de surprises, plus ou moins agréables, mais aussi de douces habitudes à s’offrir et partager.

Se retrouver entre amis ou collègues, boire un café, papoter, arroser nos réussites et nos échecs , rire et pleurer ensemble si besoin, se consoler, s’entraider, se soutenir, s’écouter, se taire,…

Oui, cette année, nous vivrons tout cela et bien plus encore.

Le travail fait éminemment partie des bons souhaits que nous formulons pour les autres et pour soi-même. Pas d’excès, mais pas d’absence non plus. Parce qu’il conditionne encore et pour longtemps notre place et notre statut dans la société, notre vie sociale et notre niveau de revenus.

Ne demande-t-on pas spontanément à quelqu’un que l’on vient de rencontrer : « Que fais-tu dans la vie « ? S’entend, quel travail as-tu ? Car l’on peut « faire » 1000 autres choses que de travailler stricto sensu : du sport, du chant, de la danse, du bénévolat, le tour du monde, …

Je vous souhaite de beaux projets et la santé, physique et émotionnelle pour les réaliser.

Je vous souhaite d’être heureux de et dans ce que vous faites, parce que l’on fait mieux ce que l’on aime.

Je vous souhaite de gagner suffisamment d’argent pour que ce ne soit pas un problème.

Je vous souhaite, enfin, une année de respect, de l’autre, de vous-mêmes et de vos engagements.

abc-ampoule

Vous avez dit bizarre ?

Même plus le temps de lire un journal ET de regarder un film dans le TGV Bordeaux-Paris.

2h, ça passe comme un éclair ! Tant mieux et tant pis…

Du coup, j’écris un article pour mon blog.

Ça me fait encore tout bizarre d’avoir osé ouvrir un blog et de l’alimenter toutes les semaines.

Bizarre, pour plusieurs raisons :

  • D’abord, qui suis-je pour prendre la parole sur des sujets aussi variés que polémiques en imaginant que ça puisse intéresser quiconque ? Vous me direz, si le quart de l’humanité se posait cette question, on n’en serait pas là !
  • Ensuite, je prends la parole en utilisant précisément des outils que je suis susceptible de dénoncer par ailleurs. Contradiction interne du petit peuple.
  • J’ai, ne vous déplaise, plein, plein mais alors plein de sujets en tête ! Cela ne me demande aucun effort d’écrire régulièrement. Pour tout dire, j’aurais plus tendance à me réfréner.
  • Et enfin, un blog associé et adossé à un site professionnel oblige à mesurer ses propos et choisir ses sujets. Cela n’empêche pas de dire, poser les choses, les partager.

Ainsi, je parlerais volontiers de politique, de pinard ou de gastronomie. Mais ce serait un poil décalé et peut-être même déplacé.

Alors je m’efforce de rester dans le champ professionnel avec un point de vue personnel.

Je considère qu’il n’y a pas d’enjeu véritable à écrire ce blog. Encore moins d’ambition. Je me fais juste plaisir en abordant des sujets qui m’animent et en animent d’autres et que je partage déjà dans la vraie vie.

Je ne me justifie pas, mais j’essaie d’énoncer honnêtement, le but recherché.

C’est simple : il n’y en a pas !

Mais j’ai peut-être tort ?! Si j’en crois les nombreux commentaires, principalement oraux que j’ai reçus suite à mon dernier article sur la relation clients/prestataires. En substance : « c’est courageux », voire « tu as des c…s » !!!

Mais oui, messieurs, dames, dire, et même écrire, que les relations professionnelles ont changé et se sont dégradées serait courageux ! Carrément !

Ben voui, comme dirait mon petit neveu adoré de 2,5 ans !

Ben oui, tout le monde préfère souffrir en silence, serrer les dents et parfois les fesses, entretenir des rapports malsains avec son entourage. Moi la première. Enfin, de moins en moins. Bénéfice de l’âge !

Car je suis considérée aujourd’hui comme « senior ». Ce doux qualificatif qui a un double sens dans nos métiers.

Etre senior signifie que l’on est expert, expérimenté, compétent dans son domaine. Pas junior quoi, donc débutant.

Mais senior signifie aussi que l’on est fatalement plus vieux, voire has been, voire carrément à jeter. Dans cette époque et cette ambiance générale où le jeunisme est érigé en règle absolue, on a un peu de souci à se faire…

Je précise à toutes fins utiles que je ne suis pas du tout adepte du « c’était mieux avant ». Cette nostalgie pathétique du passé me révulse franchement.

Mais ce sera probablement l’objet d’un prochain article…

A bientôt sur nos lignes intérieures !