L’hiver, il fait froid !

Pour tout vous dire, j’avais attaqué cet article la semaine dernière sur le thème : « Oui messieurs, dames, figurez-vous qu’en hiver… il fait froid ! ». Et j’avais une révélation de taille à vous faire : en été, il fait chaud ! »

Mais plein d’autres en ont parlé mieux que moi, les Québécois, en particulier, qui se sont moqués, de nos difficultés à gérer ce fameux épisode neigeux!

Alors, j’ai renoncé…

Je n’en pouvais plus de vos photos de neige, devant chez vous, au boulot, sur les toits, à la montagne, dans votre jardin, sur la dune du Pyla…Et cette semaine, j’ai droit à vos photos de vacances au ski ou, pire, en Italie ou à l’ïle Maurice, sous le soleil !

Ça suffat comme ci ! Ayez pitié de ceux qui travaillent pendant que vous vous la coulez douce, entre raclettes, vins chauds et mojitos/ crème solaire !

Je bénéficie et pâtis d’un climat océanique. Il a neigé environ 7 minutes à Bordeaux. Je n’ai donc pas « souffert » de problèmes de TGV ou d’atterrissage…

Tout cela est-il bien grave ???

Parlons de choses vraiment sérieuses. Des vrais scoops. Comme la vilaine Laeticia. Ou le méchant Laurent Wauqiez. Ou encore, ce pauvre Trump qui n’en finit pas d’être minable

Bref, du lourd, du passionnant, de l’intelligent, du « qui fait réfléchir »…

On m’a fait remarquer que mes articles étaient trop longs pour être vus/lus ! J’entends. Mais ce ne sont pas des posts ou des tweets. Plus personne ne lit au-delà de 3 lignes, c’est ça ?

Puisque c’est comme ça, je m’en retourne regarder des photos de chats et de pistes enneigées…

Bonnes vacances les gens !

Simple comme un coup de fil ?

Nous,  occidentaux moyens, vivons dans un monde à la fois d’hyper-connexion et de dématérialisation.

Nous vivons dans un monde de surabondance qui nous interroge sur notre poids, notre cholestérol, la malbouffe, les extrémismes de tous poils…et dans un monde d’absolue pauvreté, violence économique et sociale assumée, revendiquée presque  par certains.

Mon métier, c’est la communication. Je “fais de la com” depuis toujours. Nous n’avons jamais eu autant de moyens de communication à disposition. Ce pourrait être fantastique ! Et ça l’est, d’ailleurs, en partie. Accéder à des milliards d’informations en temps réel, quelle fabuleuse possibilité!

Et pourtant, parler véritablement à quelqu’un devient difficile.  Il faut dire qu’on a déjà tellement de choses à faire : toujours entre deux mails, deux sms, deux tweets, deux posts, deux publications de photos,… deux articles de blog. Alors, un coup de fil, pas si simple !

Le digital a envahi notre existence tout entière, au point que les gens marchent dans la rue sans regarder devant eux, le nez dans leur smartphone; les transports en commun sont plein de gens arrimés à leur smartphone quand ils n’écoutent pas la musique ou regardent un film; les conducteurs se laissent entièrement guider par leur appli GPS, en écoutant leur playlist, …

Moi-même, c’est la dernière chose que je fais avant de m’endormir et la première en me réveillant.

Terrifiant !

Nous sommes totalement aliénés à ces choses… Il est temps, au moins, d’en prendre conscience. Parce que ça change tout dans nos relations aux autres, en particulier professionnelles. Parce que ça change tout dans notre rapport au monde, à soi, à la vie, à la société, à la politique, à l’amitié et  jusqu’à l’amour, évidemment.

Tout est “application” : pour se réveiller, pour s’endormir, pour faire du sport, draguer,  méditer, pour organiser sa vie, ….

La sphère professionnelle est devenue un motif d’’angoisse et parfois de souffrance au lieu d’être une source d’épanouissement. Les gens font des burnout. Même les jeunes, débutants tombent en burnout, comme si c’était intégré, généralisé et finalement inévitable.

Mais pourquoi et de quoi souffrent-ils ? De quoi souffrons-nous ?

Le “tout numérique”  écrase littéralement le temps et l’espace. Tout doit aller toujours plus vite, doit être plus concentré. On doit être partout, sur tout,  tout le temps.  Réactif, disponible et au top 7 jours sur 7 et 24h sur 24.

Mais c’est juste impossible !

Je me dis ces derniers temps que je deviens une vieille conne,  notamment dans ma manière d’appréhender mon travail; sûrement un peu has been, parce que ce “tout digital” me heurte, me fatigue, et, pire, ne m’intéresse pas plus que ça.  Vous me direz, c’est comme tout, ça dépend ce qu’on en fait. C’est bien le problème, justement !

Et je trouve qu’on perd souvent de vue le contenu, le sens que l’on donne à sa communication. Le « pour quoi  » et le « pour qui ».

Il faut juste y être ! Montrer sa réussite, permanente, dans tous les domaines, sans faux pas, dont finalement tout le monde se fout dans les 40 secondes qui suivent.

Parallèlement, la demande n’a jamais été aussi forte de “développement personnel”; de partir à la recherche et à la découverte de soi; de prendre soin de soi, se faire juste du bien. Se poser, s’écouter, respirer;  manger “healthy”, bio, vegan, local…

Et vous? Où en êtes-vous ? On s’appelle et on s’fait une bouffe pour en parler ?